La part des actifs immatériels dont font partie les portefeuilles brevets tend à occuper une part de plus en plus importante dans la valorisation des entreprises. On observe depuis quelques années déjà aux Etats-Unis que les investissements immatériels sont devenus supérieurs aux investissements matériels (source : Mackie, 2009 – rapport du Conseil d’Analyse Economique « Les marchés de brevets dans l’économie de la connaissance »).

Paradoxalement, ce capital précieux et porteur d’avenir est dans la grande majorité des cas souvent mal connu des entreprises elles-mêmes en France tout au moins. Une raison très pratique à cela est qu’un portefeuille de brevets est un ensemble de données complexes qui évoluent en permanence touchant des domaines divers tels que la finance, la recherche et développement, le droit ou l’analyse des marchés.

La vision disponible du portefeuille brevets de l’entreprise est généralement une image spot, pas toujours complète ni totalement à jour. Hors, pour qu’un dirigeant puisse s’approprier cette matière, l’intégrer dans sa réflexion stratégique et la mettre en ligne avec la politique de l’entreprise, il faut qu’il puisse à tout moment obtenir rapidement et simplement des bilans clairs suivant différents angles d’observation et qui plus est avec des données mises à jour en temps réel.

Tout chef d’entreprise a en mémoire son chiffre d’affaires, les grandes lignes de son bilan, la capacité de son outil de production, sa masse salariale… Plus rares sont ceux qui connaissent leur portefeuille brevets, le nombre de familles dont il se compose, le budget annuel qui lui est attribué et sa répartition, le niveau  d’extension géographique ou encore le poids relatif de chaque mode de valorisation.

Encore une fois soyons pragmatique, il n’existe pas de système simple et abordable pour une petite entreprise permettant de synthétiser un portefeuille brevet et d’en extraire les indicateurs qui seront support à la décision stratégique.  Seules les grosses structures dotées de services brevets internes ou ayant les moyens d’investir dans de coûteuses solutions informatiques disposent de ces données en temps réel.

On peut citer sans être exhaustif les indicateurs physiques du portefeuille brevets concernant la constitution de celui-ci et son évolution dans le temps, les indicateurs financiers, les indicateurs de nature géographique décrivant les extensions et les indicateurs de valorisation.

Une gestion saine d’actifs immatériels tels que les brevets requiert dans tous les cas la mise en place au sein de l’entreprise d’indicateurs pertinents en support à la décision stratégique.

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